Que signifie un DPE classe F ?
Selon le ministère de la Transition écologique, les logements classés DPE F représentaient 10,8 % du parc résidentiel en 2020. Cela correspond à environ 4,8 millions de logements énergivores en France.
Quelles sont les caractéristiques de la classe F du DPE ?
Un logement classé DPE F location correspond à une habitation très énergivore, souvent qualifiée de passoire thermique. Selon les critères actuels, cette classe s’applique lorsque la consommation énergétique annuelle atteint 330 à 420 kWh/m². Elle concerne aussi les biens dont les émissions de CO₂ se situent entre 70 et 100 kg par m² et par an.
Comment vérifier la classe énergétique d’un logement ?
La vérification d’un logement classé DPE F repose sur plusieurs indicateurs de performance énergétique. Des factures énergétiques élevées constituent souvent le premier signal. Le DPE officiel précise une consommation énergétique élevée, comprise entre 330 et 420 kWh/m²/an selon la réglementation actuelle. Cette situation révèle généralement d’importantes déperditions thermiques, notamment par les murs et le toit du logement.
Le confort thermique insuffisant confirme aussi une mauvaise isolation et une performance énergétique moindre, avec des variations de température et des courants d’air.
Que vaut un logement avec un DPE F en location ?
Un logement classé DPE F entraîne plusieurs conséquences réglementaires, financières et pratiques. Les passoires thermiques font l’objet de politiques publiques visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’amélioration de la performance énergétique du parc immobilier français.
Contraintes juridiques et réglementaires applicables en France
Les logements les moins performants sont peu à peu exclus du marché locatif afin de renforcer l’efficacité énergétique du parc immobilier. Cette mesure entre dans le cadre de la loi Climat et Résilience.
Par ailleurs, seuls les logements avec un DPE F et plus (E, D, C, B et A) peuvent être mis en location depuis le 1er janvier 2025. Considérés comme non-décents, les logements classés G sont donc déjà exclus du marché locatif sans rénovation énergétique préalable.
Le calendrier des restrictions en France métropolitaine est le suivant :
- 1er janvier 2025 pour les logements classe G ;
- 1er janvier 2028 pour les logements classés F ;
- 1er janvier 2034 pour les habitations classées E.
Bon à savoir :
Ces dispositions concernent aussi bien la signature de nouveaux contrats de location que le renouvellement des baux existants.
Quelles sont les mesures restrictives pour un logement ayant un DPE F mis en location ?
La loi Climat encadre fortement le DPE F location, notamment via le gel des loyers pour les passoires thermiques classées F et G. Ainsi, les bailleurs ne peuvent plus augmenter les loyers depuis août 2022 afin de limiter les charges énergétiques des locataires. Par ailleurs, les meublés de tourisme sont aussi concernés avec des interdictions progressives pour les classes G puis F.
Concernant la vente, aucune interdiction n’existe pour les logements classés F ou G, ce qui maintient leur commercialisation possible. Cependant, un audit énergétique obligatoire s’ajoute depuis 2023 pour les biens classés E, F ou G mis en vente.
Ainsi, cet audit complète le DPE en proposant un plan d’actions pour améliorer la performance énergétique du logement. Sans ce document, la transaction immobilière peut être bloquée par le notaire. Cette obligation concerne surtout les maisons individuelles et les biens en monopropriété en France métropolitaine.

Conséquence sur la valeur immobilière et le confort des occupants
Le bilan énergétique des passoires thermiques reste peu attractif sur le marché immobilier. De plus, les nouvelles règles sur la location et la vente immobilière renforcent cet effet négatif. Les charges énergétiques élevées et les futurs travaux de rénovation freinent souvent les acheteurs potentiels. Ainsi, la mauvaise performance énergétique devient un levier de négociation du prix.
La valeur verte avantage les biens performants, mais elle pénalise les logements énergivores. À la vente, un logement classé F subit souvent une moins-value immobilière de 5 à 20 %.
Par ailleurs, le confort de vie dans un logement DPE F reste fortement dégradé. Les occupants subissent des courants d’air, une humidité excessive et des difficultés de régulation thermique.
Un logement classé DPE F peut-il encore être loué en 2026 ?
En 2026, une maison ou un appartement avec un DPE f peut être mis en location. Cependant, celle-ci s’inscrit dans un cadre strict défini par le Code de la construction et de l’habitation. Ainsi, un diagnostic immobilier certifié par un professionnel certifié ou un diagnostiqueur immobilier doit être réalisé afin d’établir le dossier de diagnostic technique annexé au contrat de location.
Le bailleur doit respecter les règles de décence énergétique, notamment le gel des loyers depuis 2022 et la future interdiction de location en 2028. Un diagnostiqueur certifié mesure la consommation annuelle, la production d’eau chaude sanitaire, le chauffage et la ventilation pour établir l’étiquette énergétique du logement.
Ces diagnostics immobiliers obligatoires influencent la mise en vente, la location d’un bien immobilier et la valeur du bien immobilier, notamment lors d’une promesse de vente ou d’un acte authentique.
En cas de mauvaise étiquette-énergie, les acquéreurs et locataires anticipent des travaux d’économie d’énergie et de rénovation énergétique, ce qui impacte le prix et les transactions immobilières.
Comment améliorer un logement classé F pour atteindre la classe E ?
De nombreux propriétaires cherchent des solutions pour améliorer leur DPE F location. Ainsi, ils souhaitent réduire les pertes d’énergie et sortir du statut de passoire thermique.
Donner la priorité à l’isolation thermique
Dans un logement classé DPE F, les travaux de rénovation énergétique doivent prioritairement viser l’amélioration de l’isolation thermique. En effet, un nouveau système de chauffage reste peu efficace sans traitement des pertes thermiques du logement.
Un audit énergétique permet d’identifier les faiblesses et d’optimiser la performance énergétique globale. Les principales zones de déperdition de chaleur sont les suivantes :
- La toiture et les combles avec 25 à 30 % des fuites ;
- 20 à 25 % pour les murs ;
- 10 à 15 % pour les menuiseries et les fenêtres ;
- Les planchers bas avec environ 10 % ;
- Environ 10 % pour les ponts thermiques.
Bon à savoir :
Le marché propose désormais de nombreux matériaux isolants performants pour améliorer l’efficacité énergétique du logement. Le choix des solutions dépend surtout de la configuration du bien et du budget disponible.
Installer un chauffage efficace et adapté au logement
Pour améliorer un DPE F avant location, il faut viser une meilleure performance énergétique en optimisant le chauffage et l’eau chaude sanitaire. Ainsi, le remplacement des anciennes chaudières fioul ou gaz et des systèmes peu efficaces devient essentiel.
Cette démarche s’inscrit dans une rénovation énergétique globale, afin de réduire les passoires thermiques et respecter les futures règles de location.
Les solutions de chauffage performant sont variées :
- Pompes à chaleur (air/eau, géothermiques) ;
- Chauffe-eaux solaires ;
- Poêles à granulés ou à bûches.
En associant ces équipements aux énergies renouvelables, on améliore la classe DPE et on réduit les émissions de CO₂ ainsi que la facture énergétique.