Qu’est-ce que le diagnostic de performance énergétique ?
Le diagnostic de performance énergétique, ou DPE, est un bilan énergétique permettant d’évaluer la consommation d’énergie et l’impact environnemental d’un logement. Il permet notamment d’avoir des informations sur la qualité de l’isolation thermique, le niveau de confort et les dépenses liées au chauffage.
Faisant partie intégrante du dossier de diagnostic technique (DDT), ce document réglementaire est exigé en cas de vente ou location du logement concerné. Le DPE est réalisé par un diagnostiqueur certifié indépendant, et les frais sont à la charge du propriétaire. Le DPE permet de classer un logement sur l’échelle de l’étiquette énergie basée sur un système de lettrage. Ainsi, les biens immobiliers les plus performants ont un DPE A ou un DPE B, et les plus énergivores ont une classe énergie F ou G.
Que signifie un DPE de classe E ?
Le DPE E correspond aux logements énergivores, mais qui ne sont pas classés dans la catégorie des passoires thermiques. Cette étiquette énergétique est associée à une consommation d’énergie primaire élevée, nécessaire pour assurer un niveau de confort thermique acceptable. Les raisons peuvent être une mauvaise isolation thermique, un système de chauffage peu performant ou un équipement d’eau chaude sanitaire énergivore.

Quels sont les seuils de performance énergétique du DPE E pour un logement ?
La performance énergétique d’un logement ayant un DPE E est meilleure que celle qu’un logement avec un DPE F, mais moins bonne qu’un bien classé D.
Plus précisément, le DPE E correspond à :
- Une consommation d’énergie primaire comprise entre 251 et 330 kWh/m2/an ;
- Des émissions de gaz à effet de serre (GES) allant de 51 à 70 kg de CO2/m2/an.
À titre de comparaison, un DPE A affiche une consommation d’énergie inférieure ou égale à 70 330 kWh/m2/an et des émissions de CO2 ne dépassant pas 6 kg par m2 et par an.
Quelles sont les conséquences d’un DPE E pour son logement ?
Un logement avec un DPE E est considéré comme un mauvais élève dans le classement des étiquettes énergétiques. Cette classe énergie a des impacts sur la valeur du logement, en particulier s’il est destiné à la location ou à la vente.
Vente d’un logement classé E sur le DPE
En cas de vente, un logement avec un DPE E perd de la valeur sur le marché immobilier. En effet, les potentiels acquéreurs sont de plus en plus attentifs à la performance énergétique du bien qu’ils souhaitent acheter.
Location d’un logement classé E sur le DPE
Le prix de location d’un appartement ou d’une maison avec un DPE E est également inférieur à celui d’un logement classé D ou C. En effet, le locataire doit s’attendre à des factures énergétiques plus élevées pour maintenir un bon niveau de confort.
Restrictions relatives au DPE E
Les logements ayant un DPE E seront interdits de location dès janvier 2034 selon les principes du logement décent. C’est déjà le cas pour le DPE G depuis janvier 2025, et dès 2028 pour les biens classés F au DPE. Pour éviter un gel des loyers, il est fortement recommandé de procéder à des travaux de rénovation d’ampleur afin de gagner un ou deux sauts de classe.
Que faire si mon logement a un DPE E : les travaux requis pour améliorer la performance énergétique
Un DPE E implique de réaliser des travaux d’amélioration de la performance énergétique. L’idéal est de procéder à une rénovation d’ampleur. Pour garantir l’efficacité des travaux et un gain réel en termes d’économies d’énergie, il est nécessaire de faire appel à un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).

Le choix d’une entreprise RGE permet par ailleurs de bénéficier d’aides à la rénovation énergétique. La liste des travaux recommandés est déterminée par l’audit énergétique, obligatoire pour un logement étiqueté avec un DPE E.

Prioriser l’isolation thermique
La qualité de l’enveloppe thermique influe directement sur l’efficacité énergétique d’un logement. En effet, une mauvaise isolation entraîne une hausse de la consommation d’énergie primaire liée à une utilisation plus intensive du chauffage. Différents types de travaux peuvent être envisagés pour améliorer l’isolation thermique, tels que :
- L’isolation des combles et de la toiture ;
- L’isolation du mur par l’intérieur ou l’isolation par l’extérieur ;
- L’isolation de la fenêtre qui inclut souvent la pose d’un double ou d’un triple vitrage ;
- L’isolation au sol qui inclut l’isolation des planchers bas et des planchers intermédiaires.

Remplacer le système de chauffage par un équipement économique et écologique
Les équipements de chauffage classiques sont de moins en moins performants énergétiquement en raison de leur consommation élevée. Pour y remédier, il est recommandé d’opter pour un système de chauffage écologique et économe en énergie, à l’instar de la pompe à chaleur ou PAC. En puisant les calories présentes dans l’air extérieur ou l’eau d’une nappe phréatique, la pompe à chaleur consomme environ 50 % d’énergie en moins par rapport à un système de chauffage traditionnel.
Plusieurs types de PAC existent :
- La pompe à chaleur air-air : les calories prélevées dans l’air sont utilisées pour produire de l’air chaud qui assure le chauffage du logement ; parfois, les PAC air-air dits réversibles peuvent aussi rafraîchir le logement en été ;
- La pompe à chaleur air-eau : les calories captées dans l’air servent à chauffer l’eau de la maison ;ce type de PAC peutalimenter un ballon d’eau chaude, un circuit de chauffage hydraulique ou un plancher chauffant ;
- La pompe à chaleur eau-eau : les calories sont prélevées dans l’eau d’une nappe phréatique ou d’un lac, puis utilisées pour chauffer l’eau d’un logement.

Installer une ventilation performante
Pour maximiser l’efficacité de l’isolation thermique et avoir une qualité d’air optimale, il est nécessaire d’installer un système de ventilation performant. L’unique solution consiste à mettre en place une ventilation mécanique contrôlée ou VMC. Dans le cas d’une VMC double flux, les calories présentes dans l’air extrait sont prélevées pour les réinjecter dans le logement, se traduisant par une réduction des factures de chauffage. Cependant, d’autres types de VMC, comme la VMC hygroréglable et la VMC simple flux autoréglable, conviennent également en rénovation.

Ajouter des sources d’énergie renouvelables
De plus en plus d’habitations sont dotées de sources d’énergie renouvelable afin de réduire leur consommation énergétique. Ainsi, l’installation de panneaux photovoltaïques est une solution énergétique fortement recommandée pour passer d’un DPE E à un DPE D ou C. Pour rappel, les panneaux photovoltaïques convertissent la lumière du soleil en électricité utilisable, permettant de réduire les factures d’énergie jusqu’à 40 %.
Si les besoins du foyer sont élevés, il peut également être judicieux d’installer des panneaux solaires thermiques qui assurent le chauffage de l’eau, en parallèle d’une pompe à chaleur. En combinant plusieurs solutions énergétiques durables, il est ainsi possible de réduire efficacement la consommation d’énergie primaire du logement. C’est l’assure de gagner un, voire deux sauts de classe sur le DPE et de réduire en même temps l’empreinte écologique de son logement.