Qu’est-ce que le DPE ?
Le diagnostic de performance énergétique, ou simplement DPE, permet de mesurer l’efficacité énergétique d’un logement ou d’un bâtiment chauffé et de lui attribuer une classe énergie. Il s’agit d’un document réglementaire à joindre obligatoirement au dossier de diagnostic technique, notamment en cas de vente ou de location du bien. Le DPE comporte plusieurs classes énergie, ou étiquettes énergie, allant de A à G. À cet effet, les logements les plus performants correspondent aux DPE A et DPE B. Les plus énergivores ont, quant à eux, un DPE F ou G.
Bon à savoir :
Le DPE est réalisé par un diagnostiqueur indépendant et certifié. Dans cette optique, les frais sont à la charge du propriétaire à l’initiative du diagnostic. Si un locataire décide de réaliser des travaux de rénovation avec l’accord du propriétaire, c’est à lui de payer les coûts, notamment ceux liés au DPE. Cependant, il convient de noter que les coûts d’une rénovation énergétique globale peuvent être pris en charge grâce à des aides. Cela entre dans le cadre des mesures incitatives pour encourager les propriétaires, propriétaires-bailleurs et même les locataires à réaliser des travaux d’économie d’énergie.
C’est quoi un DPE G pour son logement ?
Le DPE G correspond à la plus mauvaise note sur l’échelle du diagnostic de performance énergétique. En effet, un logement classé G au DPE présente des seuils de consommation d’énergie primaire et d’émissions de GES (gaz à effet de serre) élevés.
Quels sont les seuils de performance énergétique du DPE G ?
Le diagnostic de performance énergétique tient à la fois compte de la consommation d’énergie primaire, et des émissions de GES pour attribuer une note au logement concerné. Il s’agit d’un système à double seuil, qui tient compte de la plus mauvaise performance. Pour un appartement ou une maison ayant un DPE G, voici les seuils :
- Consommation d’énergie primaire supérieure à 420 kWh/m²/an ;
- Émissions de CO2 supérieures à 100 kg de CO2/m2/an.

Quelles sont les conséquences d’un DPE G ?
Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, le gouvernement a mis en place des mesures visant à réduire les émissions de GES des bâtiments.
Les logements classés comme énergivores doivent ainsi faire l’objet de travaux de rénovation, pour améliorer leur performance énergétique et éviter des restrictions.
Impact sur la consommation d’énergie primaire
Un logement avec un DPE G consomme beaucoup d’énergie primaire, ce qui se traduit par des factures énergétiques très élevées. En effet, une passoire thermique engendre beaucoup de déperditions thermiques, ce qui entraîne une utilisation plus intensive du chauffage.
Impact sur le confort
Dans un logement avec un DPE G, les habitants ont plus froid en hiver, et plus chaud en été. Cet inconfort thermique résulte d’une mauvaise qualité de l’isolation, à laquelle peut s’ajouter un manque de performance du système de chauffage.
Loi climat et impact sur le loyer
Pour un propriétaire-bailleur, il n’est pas possible d’augmenter le loyer d’un logement classé G au DPE au moment de renouveler un bail ou de changer de locataire. Cette mesure concerne aussi les logements ayant un DPE F.
Loi climat et interdiction de location pour les logements classés G
Dans le cadre de l’application de la loi Climat et Résilience, les logements classés G au DPE sont désormais interdits de location depuis janvier 2025. Cette interdiction est due à leur consommation énergétique élevée et leur faible niveau de confort thermique.
Impact sur la valeur du bien
Sur le marché immobilier, un appartement ou une maison avec un DPE G se vend moins cher qu’un logement de classe supérieure. À titre de comparaison, un appartement classé G voit sa valeur réduite jusqu’à 15 % ou plus par rapport à celle d’un logement classé D au DPE. Par ailleurs, il devient de plus en plus difficile de vendre un logement énergivore, les potentiels acquéreurs étant plus attentifs à l’impact environnemental de leur bien.
Obligation d’un audit énergétique
Tout logement classé G au DPE doit faire l’objet d’un audit énergétique avant sa mise en vente. Cette étape est également essentielle dans le cadre d’un projet d’amélioration de l’efficacité énergétique du bien en vue de viser une meilleure classe énergie. L’audit énergétique permet d’établir plusieurs scénarios de travaux qui ont pour objectif de faire plusieurs sauts énergétiques, par exemple, pour passer d’un DPE G à un DPE C.
Comment améliorer la performance de son logement et sortir d’un DPE G ?
L’audit énergétique et le DPE sont des guides indispensables pour déterminer les travaux de rénovation à réaliser visant à améliorer un DPE G. L’amélioration de la performance énergétique d’un logement avec un DPE G requiert généralement des travaux d’envergure regroupés dans le cadre d’une rénovation globale. Ils comprennent :

- L’isolation thermique ;
- Le remplacement du système de chauffage ;
- La ventilation ;
- Les énergies renouvelables.

L’isolation thermique
L’isolation thermique est un levier efficace pour tout projet de rénovation énergétique d’ampleur. En effet, les déperditions de chaleur sont essentiellement dues à une mauvaise qualité de l’isolation. En général, l’audit énergétique, le diagnostic d’isolation thermique et le DPE recommandent :
- L’isolation du mur par l’intérieur ou l’isolation par l’extérieur : les murs sont responsables de 20 à 25 % des déperditions thermiques, d’où l’importance de les isoler en priorité ;
- L’isolation des combles et de la toiture : entre 25 et 30 % des déperditions de chaleur passent par le toit en raison du phénomène de convection ;
- L’isolation au sol : l’isolation des planchers bas ou intermédiaires contribuent également à l’amélioration de la performance énergétique et du confort thermique ;
- L’isolation de la fenêtre : les ouvertures peuvent générer d’importantes pertes thermiques, et doivent aussi bénéficier d’une isolation thermique appropriée.

Le changement du système de chauffage
Opter pour un système de chauffage plus écologique et économique est recommandé pour passer à une classe énergétique supérieure. En complément d’une isolation performante, cette solution permet d’économiser de l’énergie et d’améliorer le confort. L’installation d’une pompe à chaleur est ainsi encouragée pour améliorer la classe énergie de son logement.
Cet équipement présente des avantages notables en termes d’économie d’énergie et d’impact environnemental. En effet, une PAC prélève les calories présentes en abondance dans l’air, l’eau ou le sol pour produire de la chaleur. Ces calories sont ensuite utilisées pour le chauffage et / ou l’eau chaude sanitaire. Trois principaux types de pompes à chaleur peuvent être distingués, à savoir :
- La pompe à chaleur air-air : les calories captées dans l’air extérieur sont utilisées pour produire de l’air chaud assurant le chauffage du logement ;
- La pompe à chaleur air-eau : ce type de PAC produit de l’eau chaude pouvant alimenter le circuit de chauffage central, le ballon d’eau chaude ou un plancher chauffant ;
- La pompe à chaleur eau-eau : pour produire de l’eau chaude, les calories sont prélevées dans l’eau d’une nappe phréatique.

L’installation d’une ventilation performante
La mise en place d’une ventilation efficace fait également partie des mesures à adopter pour passer d’un DPE G à une classe énergétique supérieure. En effet, l’air intérieur doit être renouvelé pour extraire les polluants, l’humidité et les poussières, sans toutefois diminuer l’efficacité de l’isolation thermique.
La VMC (ventilation mécanique contrôlée) représente la meilleure solution à adopter dans le cadre d’une rénovation énergétique d’ampleur. Pour une efficacité optimisée et une consommation énergétique réduite, la VMC double-flux est recommandée. Ce type de VMC récupère les calories de l’air extrait pour les redistribuer à l’intérieur du logement via l’arrivée d’air, réduisant ainsi l’utilisation du chauffage. La VMC hygroréglable et la VMC simple flux autoréglable peuvent également être une bonne option.

L’ajout d’une source d’énergie renouvelable
Produire soi-même sa propre électricité verte est une démarche efficace et éco-responsable pour réduire la consommation énergétique de son logement et son empreinte carbone. En installant des panneaux photovoltaïques sur la toiture, il est possible de réduire les factures d’électricité jusqu’à 40 % grâce à l’autoconsommation.
Par ailleurs, les panneaux photovoltaïques peuvent alimenter les équipements de chauffage et d’eau chaude sanitaire économes en énergie. Ainsi, une pompe à chaleur et / ou un ballon thermodynamique peuvent être branchés à une centrale photovoltaïque pendant les heures de production.